(7) dévore

(7) dévore
Dors, je veille sur toi. Déclenche ce sommeil réparateur et ouvre ton coeur. Laisse moi entrer dans tes rêves et songe au bonheur d'être l'acteur de tes fantasmes. Aucun marasme, mais un spasme des muscles érecteurs, je suis le moteur. Encore, un effort, je veux que tu sois au plus profond de moi. En moi, c'est ça. Laisse toi aller et venir. Respire, construis un empire, pour ton vampire, et ne pense pas à notre devenir. Demain c'est loin. Mord... Oui, mord, et dévore pléthore de vices et glisse ta faim en prémices de tes mains. Moribond ! Sale con ! Vas-tu renaître, cicatriser ? pénètre. Ma fleur du mal se sent mâle. Mort. Et vide de vie, de toute envie. Je revis car je suis au creux de tes bras. Putrides sont tes pensées, tétaniques sont tes actes. Frissons factices. Je m'enlise dans le malsain. Dévore... Mort, mord,...
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# Posté le vendredi 23 juin 2006 04:49

Modifié le mardi 22 août 2006 16:12

(8) samantha

(8) samantha

Choyée, Samantha pleure. Choyée, Samantha meurt. Sonne & assomme encore Samantha. Elle n'y croit plus. Ecoute ton c½ur s'encrasser comme leurs machines. Ton corps ne servira plus. Samantha couche-toi, même s'ils sont aux pieds de ton lit, même s'ils te prennent. Samantha pleure. Cette douce chaleur te tient en laisse. Par la corde saigne. Toute petite, petite bouche aime l'ingestion : ça mousse au fond. Ta chair est nue. Bois, tu l'emplis. Enfant caresse le. Un, deux genoux rentrent dedans, le sol est mou. Tout devient lent. Martyr attire les mouches, suit les cris sous la terre, l'ame saoule. Martyr attire les mouches, fuit les cris sous la terre, l' ame seule. A nos pères qui êtes absents... Délivrez-nous du mal... Je vous salue Marie, pleine de grâce. A ceux qui nous ont offensés : nous vous soumettons à la tentation. A ceux qui nous ont dévastés, dites leur la vérité : la bête et l'agneau ne font qu'un. Craque sa tête. Un bébé dort sous la terre, la bouche pleine. Coule ! Sperme et poussière. Il Crache ses plaies. Poupée chiffon... La nuit est sourde. Samantha s'en va. J'attends mon tour. Dorment les cris. J'ai emprunté ton corps, je te le rendrais un peu cassé.
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# Posté le vendredi 23 juin 2006 04:54

(9) des cendres

(9) des cendres

Ton c½ur pend au-dessus de ma tête. Toi l'amant, il ne reste qu'une miette de ta peau douce presque adolescente. La mouche tournoie, elle n'est plus patiente. Poussière chaude veut me faire tousser. Mes mains ne cessent plus de penser. Mes yeux ne veulent plus baver. Juste que c'est pas moi qui l'ait tué. Tête fait mal, gouffre avale, c'est un sol sale. La sens-tu brûler? Corps bancal, toi qui tombe. Te noyer gorge violée. Essaie parle! Viens te perdre dans le creux de mes reins. J'aime ton sang sur mon corps. Mange ton c½ur dans mes mains. Je n'ai rien pu cacher dedans. Je ne fait que te regarder. De mes mains... Te noyer! Laisse-toi boire par les grands secrets des anges! Laisse-toi croire que tu m'as rendue sale. Laisse-moi te voir faible dans un corps qui penche. Laisse-moi avoir le choix que tu n' aies plus jamais mal. Laisse-moi croire que tu n'as plus mal... Un pantin ivre, pour un maître avide. Toujours sourire pour moins dormir. Et te tuer juste pour rire. Laisse-moi croire que tu n'as plus mal
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# Posté le vendredi 23 juin 2006 04:56

Modifié le mardi 22 août 2006 16:13

(10) volée

(10) volée
Quelle puissance ! Corps sur moi, je m'éloigne. Indécence, sales ses mots m'ont déchirées ; ma langue saigne. Quelle défense ? J'oublie mes sens, mes conforte dans mes maux. Et mes yeux se souviennent. Il a ouvert les portes. Le roi déshonore sa reine. Les cris de nos deux corps... Les jambes sont étendues. Une absence... Ma vie s'était suspendue. Sa violence lentement m'efface, me saccage et me pose. L'animal se déchaîne. Mes souvenirs s'en moquent. Je subis l'hôte et sa haine. Les plis de nos deux corps, morts. J'essaie d'en sortir, de m'aimer, de sourir. Sa joyeuse tendance acide m'offre des minutes placides. Je me tourne une fois, deux fois : je prend le rythme qu'il m'octroie. Il enfonce de ses mains ; il permet la chaleur à l'abîme encore abimée. Il invoque. Je chuchote sa mort autant que la mienne à l'instant. Oui... Il me vole. L'amant s'adonne à ses rêves et plus aucune trève jusqu'au bonheur ultime de son odeur humide sur ma peau. Puis l'écume de son effort est bue par ma bouche qu'il entrouvre et qu'il force. Mais l'éphémère te possède. Tu me rend froide, neutre... morte.
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# Posté le vendredi 23 juin 2006 05:03

Modifié le mardi 22 août 2006 16:13

(11) le projet humain

(11) le projet humain
L'arbre s'affaisse au murmure de l'oil qui chuchote à la bouche, offense, faute, simple secret. Ça avance comme un flot de méthane. Empourprant ma gangrène des pieds jusqu'à la tête, je suinte, je saigne, pour vous ma race humaine qui s'est endormie au coin du monde. Immonde est le reflet du péché trop lourd à porter, donc je le porte. Je suis l'enfant choisi, conquit, né sur sa terre promise soumise à mon fouet qui lacère les chairs perdues s'étant détournées du droit chemin qui est le mien. Veux-tu encore m'entendre geindre & me plaindre... Non. Toi, mélasse, prélasse-toi, traîne-toi encore dans l'air putréfié et chaud. Car bientôt je viendrais vous sauver. Ma couronne d'épines insérée dans la tête, moi, assidue, j'obéis au grand maître et je lèche à en perdre mon haleine presque morte, je suffoque, je m'étouffe en étant à sa droite, mais soit. Je visionne comme un film chaque vie qui défile, trie et parfois imagine. Toi, mélasse, prélasse-toi, traîne-toi encore, attend-ta mort. Ton corps s'endort dans ma venue indolore. Et je me saigne aux quatre veines, aux quatre sangs, pour que mon auréole devienne diadème et qu'un jour, scintillant, il devienne bien brillant. Dormez tranquilles, impassibles, car du haut de mon trône, moi, je vous conditionne. Moi, je vous conditionne! Toi, mélasse, prélasse-toi, traîne-toi encore, attend ta mort, implore. Ceux que tu adores, te tendent la main et te laisse à ton sort. L'ironie du sort? Le sort! Enfant, assieds-toi contre moi, en moi. Je suis partout, j'ai soif. Viens dans mon viol.Car dieu a perdu la foi. Ton ame prend feu. Je suis celui qui pompera ta vie.
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# Posté le vendredi 23 juin 2006 05:07