(12) animadversion

(12) animadversion
Tu aurais du ressentir en toi, une nouvelle perception, un nouveau regard, avide de savoir, grandissant & cherchant en toi c'que jamais il ne trouvera. Tu refusas d'y croire, retenant physiquement, c'qui n'avait pas sa place en toi, c'que tu n'voulais pas voir, qui n'aurait jamais dû être là. Être là. Nous ne verrons plus jamais à deux, débarrassés d'une incision à la lame. L'extraction aura quand même lieu, des hurlements stridents emplissant ton âme, laissant tes yeux secs, pas une larme. Lui, sorti de cet antre imprégnée d'alcool, de fumée, déjà maculé de ton sang impur, sa première sensation se pesant comme une vision, une impression, la folie derrière les murs. Tu ne lui donneras jamais le sein, tout ce qui pouvait te raccrocher à lui n'était rien, laissant cette graine jetée à terre inconsciemment, se développer comme la gangrène ne pensant pas que par l'enfance, la vie d'un être est déterminée. Tu devais pourtant incarner le lien viscéral entre l'infini !
et la vie entre ce ventre céleste & son contenu maudit. Sais-tu c'que peut être une vie à subir, nourrit aux racines d'un amour létal, croire que tu vas venir? Cris, violence & non-respect de l'être ne peuvent amener qu'au mal de vivre, à une rancour amère, toujours aussi présente. Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. Plonge tes mains dans mes larmes blanches, nage au sein d'une volute d'abominations, de laideur, de carnage. Goûte dans ma bouche, l'arôme amer de l'ennui. Toutes ces tortures qui hantent mes nuits. Entends de mon ouïe, ces notes mélancoliques, mes grincements de dents, cette musique symbolique. Regarde dans mes yeux, une vision troublée du vrai visage de l'homme angoiss!
ant, torturé, touche, de mes mains, tes joues humides. Une douce peau parfumée qui finira putride. Ressent ce liquide qui frappe tes tempes, rougit mes yeux, mais pourtant, alimente le cour du nourrisson comme celui du vieux t'épousant dans la chair, les bosses, les creux. Tu peux le percevoir, le sentir ruisseler, c'n'est plus la peine de croire. Non, je ne peux pas oublier! Non, je ne veux plus oublier! Un déséquilibre profond flotte en moi, écarquillé, vitreux. Je dois être déchiré, je ne sais plus vraiment c'que j'fais. Ta gueule est tuméfiée. Que dire, pas grand chose, tout ça devait arriver. L'important, au fond, c'est de crever l'abcès, hurler, extérioriser, en morceaux t'enterrer. Le sang épais & chaud galvanise mes mains. Mon cour, par terre, emprunte le chemin qui mène à l'horreur d'une excitation morbide, les yeux brillants, le regard matricide. Ce soir, tu m'as mentit encore une fois... Tu avais dit que tu rentrerais tôt. Mais la terre dans ta gorge me laisse cro!
ire que, maintenant, tu ne rentreras plus. Je construits des abysses, c'est si beau, quand c'est au fond de la peau. Que je l'aime ton doux regard qui plisse... C'est si beau quand je défonce ton cerveau.


Entends-tu les pas de celui qui vient te prendre à terre te jeter, en toi s'épandre
Ses paroles douces et chaudes à l'instar de ces mains
Glissent sur tes hanches, subliment tes reins
Son regard perce, le soir, les miroirs de ton âme
Tes plus honteuses pensées, tes désirs, ta flamme
Sa langue, choquante, ne peut point décevoir
Rafraîchissant ta peau, la pointe de tes seins
Androgyne sexuel aimerait, une fois au moins, entrer dans ce corps.... qui peut recevoir
Une pléthore de caresses, aussi brûlantes, que glacées
Le goût du miel, a celui du sang mélangé
Ses yeux prennent soudain, l'expression d'une catin
Jamais rassasiée, dévorée par la faim
Déposes dans tes fines mains le pouvoir phallique
Les gestes se font divins, les regards diaboliques
Brutalités et onctions, à outrance, mêlés, autant d'invitations à un viol partagé
Exhibitionniste et voyeur à la fois, avant de caresser par tes formes excitées
D'une raideur caudale fait léviter ces draps
Qui se jouent des cambrures, aimant ton corps déguiser, délice, le gourmand orifice
Ce jardin mystique, où il aime à s'enliser; il glisse sur le chemin de tes cuisses
Puis pose ses lèvres sur les tiennes... trempées
Sent tes cuisses, autour de sa nuque tressaillir
Voluptés occultes, offrandes outrageuses, hurlement implicites entre effroi et plaisir
Dominer, se soumettre dans une scène scandaleuse
Le remugle utérin devient alors le plus doux des parfums
Bien plus froid que la mort
Ce mal en toi, n'est pas là pour saillir, obscène, veut palper ton esprit, tes plaisirs
Puis sentir d'un exquis spasme vaginal, le funeste sentiment d'une jouissance fatale...
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# Posted on Friday, 23 June 2006 at 5:11 AM

(13) melena

(13) melena
Une jupe éponge de sang, méléna aime.
J'aime boire l'eau chaude et rance de méléna.
Une pulpe de fond mangée, méléna aime.
Phlegmon rectal, jouet de méléna.
Lit d'insultes abyssales, méléna aime.
J'aime croire que méléna ne souffre pas.
Elle aime se voire quand elle éclate et qu'il.
Frappe, soigne, empoigne, canal anal.
Méléna mène la lame sans male.
C'est qu'elle aime à. Résoudre et laminer son mal.
Sentir son âme en elle.
Séquelles de l'aine elle a.
Malmène son élément de fiel.
Ce qu'il aime aima.
Dissoudre les fèces, plaisir oral.
Méléna se mêle.
Emmène la moelle au mélange, mélasse de miel noir.
Chienne au flanc purpura, méléna saigne.
Mixions sanguinaires plaisent à méléna.
Chaîne de hanche cisela, méléna saigne.
Surplus de chair, trou de méléna. Déchaîne ses veines externes, méléna baigne.
Fluxion solide, abcès de méléna.
Elle aime s'asseoir si elle écarte ses cuisses.
L'araignée crève sur la toile qu'elle a tissée.
Frappe, soigne, empoigne, canal anal.
Méléna mène la lame sans male.
C'est qu'elle aime à.
Résoudre et laminer son mal.
Sentir son âme en elle.
Séquelles de l'aine elle a.
Malmène son élément de fiel. Ce qu'il aima.
Dissoudre les fèces, plaisir oral.
Sage femelle, méléna met bas sur il.
Sème ses selles, miasmes d'une si belle idylle.
Méléna nous aime, frappe, saigne, empoigne.
Sait qu'elle a mal. Méléna sème les larmes, sans armes.
Souille les orifices que l'on convoite en coulisse.
Ecarte ses cuisses.
Méléna murmure, suppure, se fait saliver.
Sur l'objet fécal, amalgame anal.
Méléna se mêle, emmène la moelle au mélange, mélasse de miel noir.
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# Posted on Friday, 23 June 2006 at 5:13 AM

(14) crucifere

(14) crucifere
Je ne m'entends plus.
Je ne m'en sors plus !
Aide-moi, rien qu'une autre fois !
J'ai mâché mes mains.
Je ne sens plus rien. Éteints moi !
Je sais la vérité, l'ai toujours honorée.
Je sais la vérité, je l'ai toujours détestée.
Non, je ne veux plus m'asseoir.
Ma vie n'était qu'un rêve.
L'amertume s'amoncelle.
Je prie d'être irréelle.
Nos veines ruissellent.
Envahissent ma tête et je crève.
J'ai cassé la beauté, effacé, gratté, cessé d'exister.
Non, je ne veux plus m'asseoir.
Plus envie de te voir prés de moi, non !
Enclin disgracieux.
J'irais brûler mes ailes.
Mutation corporelle.
Je m'aime facétieuse.
Démons malins galopent.
Si beaux, sur leurs chevaux m'enveloppent.
Enlevez-moi !
L'armée d'infidèle me saisira.
Assise. Non !
J'ai sali les amants de ma langue de serpent.
J'ai enflammé nos chairs avec nos amours passées.
J'ai pleuré les avants, la rage des pères.
J'ai brûlé nos bancs, de toute ma haine, je me lève.
Rien, envie du sien de bien.
Rien, envie de moins de bien.
Plus envie de nos devoirs là-bas !
Plus envie de te voir prés de moi !
Ce que tu ne peux sentir.
Tu n'as pas compris. Tout ce qui me fait languir.
Tu n'as pas compris.
La vérité, tu ne l'as pas comprise.
M'a rattrapée, tu n'as pas compris : J'y crois encore.
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# Posted on Friday, 23 June 2006 at 5:14 AM

(15) detruis moi

(15) detruis moi
Tu n'es pas mieux que moi !
Si c'est ton jeu, détruis-moi !
Mange les restes dans la poubelle.
Mais vomis pour que tu sois plus belle.
Belle est laide quand elle est sur scène.
Elle se moque de tout même.
Quand ils la saignent.
Lève-toi !
Ces gens parlent si bas.
Lève-toi !
Ne les entends pas !
Mais je les écoute.
Laide a un doute.
Ils ne me connaissent pas.
Mais crachent treize fois.
Je connais bien mon rôle.
Et j'ai besoin de toi.
Tu n'es pas mieux que moi.
Salis-moi, ne me néglige pas.
Tu n'es pas mieux que moi.
Qui suis toi.
Tu ne t'aimes pas ?
Tu n'es pas mieux que moi.
Si c'est ton jeu, détruis-moi !
Suceurs, tout est dans ma bouche.
J'en suis la souche.
Votre venin est si doux.
La grosse ne crachera pas.
Tes ongles sont si sales.
Ton vernis craque.
Elle, quelque fois.
Aurait voulu être elle.
Quelques joies pour quelques peines.
Elle, sans visage, ne donne pas son âge.
Le regard, sagement dérobé.
Elevage des âmes, plein corsage...
Quel corps vais-je vendre aujourd'hui ?
Choisir je ne saurais.
Mais pour eux le mieux serait.
La peau nue de ma poupée ; Si souvent, je la porterais.
Vous pourrez alors, cracher, détruire, voler, me saccager.
Sous elle je ris si fort que peut-être m'entendrez-vous?
Sous elle je ris si fort que peut-être étais-ce vous?
Sous elle, je cris si fort. Sous elle, je ris si fort.
Sous elle, je vis si fort. Sous elle, je prie si fort.
Sous elle, je gis si fort. Sous elle, je ris si fort que peut-être m'entendrez-vous ?
Sous elle, je cris si fort que peut-être la tueriez-vous ?
Elle sans visage, ne donne pas son âge. Le regard sagement dérobé.
Elevage des âmes, plein corsage...
Quel corps vais-je vendre ? Aujourd'hui.
N'est pas sans rappeler demain.
Je regarde le sang sur mes mains : Beau paysage !

# Posted on Friday, 23 June 2006 at 5:15 AM

(16) septum lucidum

(16) septum lucidum
Mes veines se fendent et les foies se démangent.
Mon gosier est sec, se plaint lors la bête est là.
Creuse sans ses mains, l'estomac baigne et me demande.
Si les cancers mangent encore dans ma tête.
Je me fais muette, je ne voudrais pas qu'il s'inquiète.
En miettes, Liquéfaction des masses bosseuses.
Quand les rongeurs rongent...
Plus personnes ne s'étonne quand quelques doigts me trépanent.
J'ai mal au crâne! De circonvolutions en putréfaction.
Les vampires se prélassent. Je me tords et convulse.
Elle révulse mes yeux.
Me montre ce corps dans la glace : Je n'y ai plus ma place.
De nombreuses vies m'épuisent de l'intérieur.
Traversée, consumée, je suis lasse d'attendre la mauvaise heure.
La vermine se pâme, s'admire.
Devant le bel encéphale.
Dieu me laisse à apprendre : "Ma chair est vraiment viande".
Mon enveloppe filandreuse se questionne.
Docteur qui grogne dans mon corps vide, et résonne.
Je ne comprends plus quand il parle.
Mes sens s'absentent et la tumeur se régale. J'ai mal au crâne !
Comment te dire ?
Et si toi tu te fâches et si moi je me lache.
Mes pilules au bon goût facile, ma bouche sera docile.
Laisse moi !
Traque et ne blesse que moi !
Laisse moi vide !
J'ai si peur !
La peur est faiblesse, elle ne tue que toi !
Quand il meurt !
La bête ne pleure pas, rie toujours en toi ! J'ai si mal !
Les maux sont faiblesses et ne tuent que toi !
Quand il pleure ! La bête ne pleure pas !
L'oeil au centre ne s'ouvre plus, ne sait plus.
Si je mens encore ou si je ne m'aime plus.
A l'intérieur, la crise rugie, furie, se fige.
Les sons insufflent aux souffles des coeurs. Pense : "Je t'avertis quelqu'un te prend !
Je t'avertis quelqu'un te ment !"
Combien de temps ?
Combien de vents passeront encore sous silence ?
Combien de fois tomberont mes dents molles ?
Mes rêves m'appellent, se mêlent toujours : c' est sourd.
Ma vie l'intéresse, les nuits suicides se succèdent.
Prenant le pas sur la cure qu'on me plaide.
Les maux ne seront jamais sages.
Je suis l'âme des pères maîtres qui te vit, celui qui te sent.
Ma fille, voila ton héritage. Je suis celui qui marche au coeur de la tête, celui qui te vend.
Les maux ne seront jamais sages.
Moi, le marchand de chairs faibles, je te prends quand tu m'invites, je suis toi et tu es moi.
Enfant vient m'embrasser tendrement.
J'ai si peur !
La peur est faiblesse, elle ne tue que toi !
Quand il meure ! La bête ne pleure pas, rie toujours en toi !
J'ai si mal !
Les maux sont faiblesses et ne tuent que toi ! Quand il pleure !
La peur est faiblesse, elle ne tue que toi !
J'ai si peur !
La bête ne pleure pas, rie toujours en toi !
Quand il meurt !
Les maux sont faiblesses et ne tuent que toi !
La bête ne pleure pas, vit toujours en moi. Traque et ne blesse que moi.
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# Posted on Friday, 23 June 2006 at 5:16 AM